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MaPrimeRénov : quelles sont les conditions pour en bénéficier en 2026 ?

1 septembre 2026 22 min de lecture Mis a jour 11 septembre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

MaPrimeRénov’ reste une aide financière centrale pour engager une rénovation énergétique, qu’il s’agisse de remplacer un chauffage vieillissant ou de transformer une maison mal isolée. En 2026, les règles demandent toutefois de préparer son projet avec méthode : le bon parcours dépend du logement, des revenus, des travaux envisagés et de l’ordre des démarches.

En bref

  • Deux parcours coexistent : le parcours par geste pour certains équipements ciblés et la rénovation d’ampleur pour un projet global améliorant nettement le DPE.
  • Le classement dépend du revenu fiscal de référence de 2025 pour une demande déposée en 2026, ainsi que de la taille du foyer et de la localisation en Île-de-France ou hors Île-de-France.
  • Une maison classée E, F ou G peut accéder à la rénovation d’ampleur si les travaux font progresser d’au moins deux classes énergétiques.
  • Ne pas signer le devis trop tôt : l’accusé de réception de l’Anah doit précéder le démarrage du chantier, hors rares situations d’urgence.
  • Depuis le 1er septembre 2026, conserver un chauffage au gaz dans une maison individuelle bloque l’accès à MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur.

Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir :

Point clé À vérifier avant de déposer le dossier
Profil de revenus Le RFR de 2025, la composition du foyer et l’adresse du logement.
Âge du logement En règle générale, 15 ans en métropole ; des exceptions existent pour certaines pompes à chaleur et réseaux de chaleur.
Projet global Pour une rénovation d’ampleur, deux postes d’isolation de l’enveloppe sont obligatoires et le gain minimal est de deux classes DPE.
Ordre des démarches Créer le dossier et attendre la décision avant de signer le devis et de lancer les travaux.

MaPrimeRénov’ 2026 : choisir le parcours adapté à son logement

Quand les premiers froids réveillent les radiateurs ou que les pièces sous combles deviennent étouffantes dès les beaux jours, la question des travaux ne relève plus seulement du confort. Elle touche aussi au budget quotidien et à la manière dont une maison traverse les saisons. MaPrimeRénov’ est une prime gouvernementale gérée par l’Anah, destinée à soutenir les propriétaires qui améliorent la performance énergétique de leur logement.

En 2026, il faut d’abord distinguer deux portes d’entrée. Le parcours par geste finance des opérations précises, principalement liées au chauffage, à l’eau chaude sanitaire, au raccordement à un réseau de chaleur, à la dépose d’une cuve à fioul ou à l’audit énergétique. Le second, appelé rénovation d’ampleur, accompagne une transformation plus complète du bâti : isolation, ventilation, menuiseries et système de chauffage sont pensés ensemble pour obtenir un saut visible sur le diagnostic de performance énergétique.

Le parcours par geste pour traiter un besoin ciblé

Le parcours par geste convient à un projet circonscrit, par exemple le remplacement d’une vieille chaudière par une pompe à chaleur air/eau. En métropole, les opérations retenues comprennent notamment la pompe à chaleur air/eau, la pompe à chaleur géothermique ou solarothermique, le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération, la dépose d’une cuve à fioul et l’audit énergétique volontaire.

Cette liste plus resserrée doit être regardée avec attention. L’isolation des murs, qu’elle soit réalisée par l’intérieur ou par l’extérieur, n’entre plus dans ce parcours en 2026. Elle doit désormais prendre place dans une rénovation d’ampleur. Cette évolution évite de financer un mur isolé sans réflexion sur les ponts thermiques, les fenêtres, l’humidité ou l’aération du logement.

Pour illustrer ce choix, imaginons Claire et Samir, propriétaires d’une maison de 1998 en périphérie de Limoges. Leur chauffage arrive en fin de course, mais la maison conserve un DPE correct et ils n’envisagent pas de gros chantier cette année. Une pompe à chaleur air/eau peut relever du parcours par geste, à condition que l’équipement et l’entreprise respectent les critères requis. À l’inverse, si les murs sont glacés en hiver, que les combles sont peu isolés et que le DPE affiche F, la réponse cohérente se trouve plutôt dans un projet d’ensemble.

La rénovation d’ampleur pour remettre la maison en équilibre

La rénovation d’ampleur concerne les logements classés E, F ou G avant travaux. Elle impose un gain d’au moins deux classes sur le DPE dès la première étape : passer de F à D, par exemple. Le chantier doit aussi comprendre au moins deux actions sur l’enveloppe parmi l’isolation des murs, des planchers bas, de la toiture et le remplacement des fenêtres ou portes-fenêtres. Pour chaque poste choisi, la surface traitée doit représenter au minimum 25 % de la surface correspondante du logement.

Le raisonnement est simple : une pompe à chaleur donne ses meilleurs résultats dans une habitation qui ne laisse pas s’échapper la chaleur par le toit, les murs ou le sol. C’est un peu comme remettre un manteau à une maison avant de moderniser ce qui la chauffe. La ventilation peut compléter le projet, tout comme les protections solaires ou les brasseurs d’air fixes, utiles pour mieux vivre les périodes chaudes sans négliger la qualité de l’air intérieur.

Une seconde étape est possible dans les cinq ans après le versement de la première aide. Elle doit permettre d’atteindre la classe C si le logement était initialement F ou G, ou la classe B s’il était initialement E. Cette souplesse peut aider un foyer à étaler le chantier, tout en gardant une trajectoire claire.

Illustration éditoriale du sujet : MaPrimeRénov : quelles sont les conditions pour en bénéficier en 2026 ?
Illustration générée par intelligence artificielle.

Conditions d’éligibilité MaPrimeRénov’ : revenus, propriétaires et résidence principale

Les conditions d’éligibilité ne reposent pas uniquement sur la nature des travaux. Elles dépendent aussi du statut de la personne qui dépose le dossier, de l’ancienneté du logement, de son usage et des ressources du foyer. Avant de comparer des devis, mieux vaut poser ces éléments sur la table : cela évite de bâtir un budget sur une aide qui ne correspondrait pas à la situation réelle.

MaPrimeRénov’ s’adresse aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs et à certaines personnes disposant d’un droit réel immobilier, comme un usufruitier. Les locataires ne déposent pas eux-mêmes la demande. Pour un bien mis en location, ce sont les ressources du propriétaire bailleur qui servent à définir la catégorie de revenus.

Un revenu fiscal de référence lu à la bonne date

Pour les demandes déposées en 2026, l’administration regarde le revenu fiscal de référence de l’année N-1, donc celui figurant sur l’avis d’imposition relatif à 2025. Tous les occupants du logement sont pris en compte pour un propriétaire occupant. Les seuils diffèrent selon que le logement se situe en Île-de-France ou ailleurs, et ils augmentent avec le nombre de personnes dans le foyer.

Foyer hors Île-de-France Très modestes (Bleu) Modestes (Jaune) Intermédiaires (Violet)
1 personne Jusqu’à 17 363 € Jusqu’à 22 259 € Jusqu’à 31 185 €
2 personnes Jusqu’à 25 393 € Jusqu’à 32 553 € Jusqu’à 45 842 €
4 personnes Jusqu’à 35 676 € Jusqu’à 45 735 € Jusqu’à 64 550 €

En Île-de-France, les plafonds sont plus élevés. Pour une personne seule, ils atteignent 24 031 € pour la catégorie très modeste, 29 253 € pour la catégorie modeste et 40 851 € pour la catégorie intermédiaire. Au-delà, le ménage relève du profil dit Rose, correspondant aux ressources supérieures. Ce profil peut accéder à la rénovation d’ampleur, mais non au parcours par geste en métropole.

Une vérification sur le simulateur officiel France Rénov’ reste précieuse avant toute décision. Un changement de composition du foyer, une déclaration fiscale récente ou une adresse mal renseignée peuvent modifier le profil retenu. Dans un projet aussi engageant qu’une rénovation énergétique, quelques minutes de contrôle peuvent épargner une déception au moment du dépôt.

Une maison assez ancienne et réellement habitée

Pour un propriétaire occupant en métropole, le logement doit généralement avoir été construit depuis au moins 15 ans lors de la notification d’attribution. Une exception ramène ce seuil à deux ans pour certains équipements : pompe à chaleur air/eau, pompe à chaleur géothermique ou solarothermique avec échangeur souterrain, ou raccordement à un réseau de chaleur ou de froid.

Le logement doit devenir ou rester la résidence principale dans l’année suivant la demande de paiement du solde. Dans le cadre de la rénovation d’ampleur, le propriétaire occupant s’engage également à l’occuper au moins trois ans. Un bailleur doit louer le bien comme résidence principale dans l’année suivant cette même demande et maintenir la location pendant au moins six ans.

Le bailleur a aussi des obligations envers son locataire. Il doit l’informer des travaux financés et, en cas de réévaluation du loyer liée à des travaux, déduire le montant de l’aide de la base utilisée pour justifier cette hausse. Cette règle rappelle que la subvention publique a vocation à améliorer le logement, pas à effacer les devoirs du propriétaire.

Une fois le profil de revenus et le statut du logement clarifiés, la question devient très concrète : quels travaux donnent droit à quel niveau de soutien, et quel reste à charge faut-il prévoir ?

Travaux éligibles à MaPrimeRénov’ : chauffage, isolation et performance durable

Les travaux éligibles ne se choisissent pas seulement parce qu’ils sont visibles sur une facture. Ils doivent correspondre aux critères techniques prévus par le dispositif et, surtout, aux besoins de la maison. Une toiture mal isolée, des courants d’air autour des fenêtres ou une production d’eau chaude énergivore n’ont pas le même impact au quotidien. Un projet bien construit commence par l’observation : où la fraîcheur s’installe-t-elle en janvier, quelle pièce surchauffe en juillet, quel équipement fatigue le plus ?

Les équipements financés dans le parcours par geste

En métropole, le parcours par geste concentre l’aide financière sur des solutions de chauffage et d’eau chaude choisies pour leur performance. Pour une pompe à chaleur air/eau, l’aide peut atteindre 5 000 € pour un ménage aux revenus très modestes, 4 000 € pour un ménage modeste et 3 000 € pour un ménage aux revenus intermédiaires, dans la limite des dépenses éligibles prévues.

La pompe à chaleur géothermique ou solarothermique, avec son échangeur de chaleur souterrain associé, ouvre droit à des montants plus élevés : 11 000 €, 9 000 € ou 6 000 € selon la catégorie de ressources. Le raccordement à un réseau de chaleur peut également être financé, tout comme la dépose d’une cuve à fioul. L’audit énergétique facultatif dans ce parcours est soutenu à hauteur de 500 €, 400 € ou 300 € selon le profil.

  • Pompe à chaleur air/eau : jusqu’à 5 000 € pour les ménages très modestes.
  • Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique : jusqu’à 11 000 € pour les ménages très modestes.
  • Raccordement à un réseau de chaleur : jusqu’à 1 200 € pour les ménages très modestes.
  • Dépose d’une cuve à fioul : jusqu’à 1 200 € pour les ménages très modestes.
  • Audit énergétique : jusqu’à 500 € pour les ménages très modestes.

En outre-mer, les opérations intègrent aussi le chauffe-eau solaire thermique, les protections des parois contre le rayonnement solaire, les sur-toitures ventilées et les bardages ventilés. Ces gestes répondent à des réalités climatiques spécifiques : dans une maison très exposée, limiter les apports solaires peut faire une différence sensible lorsque la lumière frappe les façades dès le matin.

La rénovation d’ampleur relie les gestes entre eux

Dans le parcours accompagné, la liste est plus large : isolation des murs par l’intérieur ou l’extérieur, des rampants de toiture, des combles perdus, des planchers bas ou de la toiture-terrasse ; fenêtres double ou triple vitrage ; volets ; ventilation mécanique contrôlée ; chauffage bois, pompe à chaleur, réseau de chaleur et dispositifs de régulation. Deux postes d’isolation au moins sont incontournables.

Depuis le 1er septembre 2026, une maison individuelle ne peut plus obtenir MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur si un chauffage au gaz demeure après les travaux. Les pompes à chaleur hybrides comprenant un appoint gaz ou fioul ne sont pas non plus financées dans ce cadre. Cette règle doit être intégrée dès le scénario initial avec l’accompagnateur : découvrir cette incompatibilité une fois les devis établis ferait perdre un temps précieux.

Le recours à des professionnels qualifiés est essentiel. Les matériaux et appareils doivent satisfaire aux exigences techniques du programme et les entreprises doivent être en mesure de fournir les justificatifs attendus. Dans le cas d’une rénovation globale, l’audit avant puis après travaux mesure le chemin parcouru. Il ne s’agit pas d’une simple formalité : il permet de vérifier que le chantier produit bien le gain énergétique annoncé.

Montant MaPrimeRénov’ 2026 : calculer l’aide financière et le reste à charge

Le montant de MaPrimeRénov’ varie selon le parcours choisi, les ressources et l’ampleur du gain énergétique. L’aide ne doit donc pas être confondue avec le coût total du projet. Entre les devis, la TVA réduite, les éventuelles aides locales et le financement du solde, mieux vaut bâtir un plan de financement lisible avant que le chantier ne commence.

Rénovation d’ampleur : une prise en charge exprimée en pourcentage

Pour une rénovation d’ampleur, l’aide est calculée sur le montant hors taxes des travaux retenus. Un projet apportant un gain de deux classes DPE est pris en compte dans la limite de 30 000 € HT. À partir de trois classes gagnées, le plafond de dépenses éligibles s’élève à 40 000 € HT.

Gain sur le DPE Très modestes Modestes Intermédiaires Supérieurs
2 classes 80 % sur 30 000 € HT maximum 60 % sur 30 000 € HT maximum 45 % sur 30 000 € HT maximum 10 % sur 30 000 € HT maximum
3 classes ou plus 80 % sur 40 000 € HT maximum 60 % sur 40 000 € HT maximum 45 % sur 40 000 € HT maximum 10 % sur 40 000 € HT maximum

Dans une maison classée G, un ménage modeste qui réalise un programme permettant de gagner trois classes peut donc obtenir 60 % de 40 000 € HT, soit 24 000 € au maximum sur cette assiette. Si le devis dépasse ce plafond, la fraction supérieure ne sert pas au calcul de la prime. Cette distinction est fondamentale au moment de comparer plusieurs scénarios.

Le cumul de l’ensemble des aides est lui-même limité. Il peut couvrir jusqu’à 100 % des travaux TTC pour les ménages très modestes, 90 % pour les ménages modestes, 80 % pour les ménages intermédiaires et 50 % pour les ménages aux ressources supérieures. Le reste à charge ne disparaît donc pas nécessairement, même lorsqu’un projet coche toutes les cases.

Cumuler sans compter deux fois la même aide

MaPrimeRénov’ peut se combiner avec l’éco-prêt à taux zéro, le prêt avance rénovation, certaines aides de l’Anah, les aides proposées par les collectivités et une TVA réduite à 5,5 % lorsque les conditions sont réunies. L’éco-PTZ peut notamment aider à financer la part qui reste à payer sans ajouter d’intérêts au crédit.

La règle diffère toutefois pour les certificats d’économies d’énergie. Dans le parcours par geste, les CEE peuvent s’ajouter à l’aide, à condition de déclarer l’ensemble des soutiens perçus à l’Anah. Pour une rénovation d’ampleur, les CEE sont intégrés directement dans le calcul par l’Anah : il ne faut pas déposer de demande individuelle de CEE en parallèle.

Pour les ménages très modestes du parcours par geste, une avance peut être accordée dans la limite de 50 % du montant prévisionnel de la prime. C’est une piste à examiner lorsqu’il faut commander un équipement avant le versement final. Un simulateur officiel permet d’obtenir une première estimation, mais il ne remplace pas la notification d’attribution : seul le dossier instruit fixe le droit définitif.

Le budget devient plus serein lorsque chaque source de financement est notée noir sur blanc, avec son montant estimé, sa condition d’obtention et son calendrier de versement.

Demande MaPrimeRénov’ : suivre les étapes sans compromettre son dossier

La procédure administrative semble parfois aussi froide qu’un couloir mal isolé, mais elle devient plus simple lorsqu’elle est suivie dans l’ordre. La principale erreur consiste à se laisser emporter par un devis séduisant et à signer avant d’avoir sécurisé la demande. Avec MaPrimeRénov’, le timing compte autant que le choix du matériel.

Le parcours obligatoire pour une rénovation d’ampleur

La première étape est un rendez-vous gratuit avec un conseiller France Rénov’. Pour une rénovation d’ampleur, il est obligatoire. Le conseiller examine la situation du foyer, les caractéristiques du logement, les contraintes éventuelles d’urbanisme, les travaux envisageables et les aides mobilisables. À l’issue de l’échange, une attestation de contact est délivrée : elle est nécessaire au dossier.

Le projet se poursuit avec Mon Accompagnateur Rénov’, souvent abrégé MAR. Son rôle est d’aider à bâtir des scénarios cohérents, analyser les coûts, comparer les solutions, préparer la demande et suivre le projet jusqu’à la réception des travaux. La prestation est prise en charge à 100 % pour les ménages très modestes, 80 % pour les ménages modestes, 40 % pour les revenus intermédiaires et 20 % pour les revenus supérieurs, dans la limite habituelle de 2 000 €.

Un plafond de 4 000 € peut s’appliquer dans certaines situations de logement indigne, de péril, d’insalubrité ou de précarité énergétique pour les ménages très modestes. L’accompagnateur ne remplace pas l’entreprise, mais il apporte une vision d’ensemble utile quand il faut articuler toiture, ventilation, fenêtres et chauffage sans créer de déséquilibre.

Les documents et l’ordre à respecter

  1. Vérifier les conditions d’éligibilité : statut, résidence principale, ancienneté et catégorie de revenus.
  2. Faire établir le DPE, puis l’audit énergétique avant travaux lorsqu’il s’agit d’une rénovation d’ampleur.
  3. Choisir les professionnels compétents et réunir les devis détaillés correspondant aux prestations envisagées.
  4. Créer personnellement un compte sur le site MaPrimeRénov’ de l’Anah et déposer les justificatifs demandés.
  5. Attendre l’accord avant de signer le devis et de démarrer le chantier.
  6. Envoyer les factures après travaux afin de demander le versement, puis conserver tous les documents en cas de contrôle.

Le titulaire du dossier doit créer lui-même son compte. Il peut ensuite mandater un proche, une collectivité ou une entreprise pour la gestion administrative et, le cas échéant, la perception des fonds. Cette délégation est encadrée ; elle ne doit jamais conduire à transmettre ses accès sans comprendre le mandat signé.

L’accusé de réception confirme seulement que le dossier est en cours d’étude. La décision de l’Anah intervient ensuite, dans la limite du budget disponible et après examen de l’intérêt économique, social, environnemental et technique du projet. Les travaux peuvent commencer après cet accusé de réception, mais la signature du devis intervient après la confirmation d’attribution. Les urgences liées à un danger manifeste ou à certains sinistres constituent des exceptions précises.

Une fois la prime accordée, les travaux d’une rénovation d’ampleur doivent normalement être achevés dans les trois ans, ou dans l’année si une avance a été versée. Pour le parcours par geste, le délai est de deux ans, réduit à un an avec avance. Des prolongations peuvent être demandées en cas d’événement familial, professionnel ou de santé, ou lorsque l’entreprise est indisponible ou défaillante.

Contrôles, délais et pièges à éviter pour conserver MaPrimeRénov’

Une aide accordée n’est pas un simple versement automatique : elle correspond à un projet précis, des équipements précis et des factures qui doivent refléter le devis accepté. L’Anah peut contrôler l’achèvement du chantier et sa conformité. C’est pourquoi les documents doivent être conservés soigneusement, depuis l’audit initial jusqu’aux preuves de paiement.

Des délais à anticiper pour ne pas fragiliser la trésorerie

La prime est versée en une fois par virement bancaire après transmission et validation des pièces de fin de chantier. Le propriétaire reçoit une confirmation par courriel, puis règle le professionnel selon les modalités prévues. Cette mécanique impose d’anticiper la trésorerie, surtout lorsque l’entreprise réclame un solde important à la réception.

Pour une rénovation d’ampleur, l’accompagnement et les audits prennent naturellement du temps. Il faut ajouter le délai d’instruction, la disponibilité des entreprises et la durée du chantier. Prévoir une marge est raisonnable, particulièrement à l’approche de l’hiver, période où les carnets des couvreurs, chauffagistes et installateurs de ventilation se remplissent vite.

Le parcours par geste permet de déposer une nouvelle demande dans les cinq ans, à condition que la première prime ait été versée et que le cumul ne dépasse pas 20 000 € pour le même logement. Pour une rénovation d’ampleur réalisée en deux étapes, la seconde demande peut elle aussi intervenir dans les cinq ans ; elle repose alors sur le gain énergétique total atteint et sur le nouveau plafond applicable.

Les erreurs qui coûtent le plus cher

La première erreur est de lancer les travaux avant d’avoir respecté le calendrier du dossier. La seconde est de choisir un équipement ou un matériau sans vérifier qu’il répond aux exigences techniques. La troisième consiste à traiter un projet global comme une succession de petits gestes indépendants : une isolation performante sans ventilation adaptée, par exemple, peut créer de l’inconfort et des problèmes d’humidité.

Il faut également rester vigilant face aux sollicitations commerciales pressantes. Une entreprise sérieuse laisse le temps de comparer, détaille son devis, explique les performances attendues et ne promet pas une prime avant instruction. L’aide dépend de règles administratives et techniques ; aucune démarche sérieuse ne se résume à une signature obtenue dans l’urgence.

En cas de non-conformité constatée, l’Anah peut demander le remboursement de tout ou partie des sommes versées. Pour le parcours par geste, elle ne peut toutefois pas réclamer de reversement lorsque le montant de la prime est inférieur à 80 €. Cette précision ne dispense évidemment pas de fournir des informations exactes : elle rappelle simplement qu’un dispositif public fonctionne avec des contrôles proportionnés.

Avant de choisir une date de chantier, le geste le plus utile consiste à réunir dans un même dossier le DPE, l’avis d’imposition, les devis, les attestations des professionnels et les échanges avec l’Anah. Quand les documents sont à portée de main, le projet avance avec bien moins de stress.

Qui peut demander MaPrimeRénov’ en 2026 ?

L’aide est ouverte aux propriétaires occupants, propriétaires bailleurs et à certaines personnes ayant un droit réel immobilier sur le logement. Les locataires ne peuvent pas déposer eux-mêmes une demande. Le logement doit être occupé ou loué comme résidence principale selon le statut du demandeur.

Quel revenu est pris en compte pour MaPrimeRénov’ ?

Pour une demande déposée en 2026, l’Anah retient le revenu fiscal de référence de 2025. Les plafonds varient selon le nombre de personnes dans le foyer et selon que le logement se trouve en Île-de-France ou hors Île-de-France.

Peut-on financer l’isolation des murs avec le parcours par geste ?

Non. En 2026, l’isolation des murs par l’intérieur ou par l’extérieur relève de la rénovation d’ampleur. Ce parcours impose notamment un gain minimal de deux classes DPE et au moins deux postes de travaux sur l’enveloppe du bâtiment.

Faut-il obligatoirement un accompagnateur pour tous les dossiers ?

Mon Accompagnateur Rénov’ est obligatoire pour une rénovation d’ampleur. Pour le parcours par geste, il n’est pas imposé, mais contacter gratuitement un conseiller France Rénov’ reste utile pour vérifier les aides et l’ordre des démarches.

Peut-on cumuler MaPrimeRénov’ avec l’éco-PTZ ?

Oui. L’éco-prêt à taux zéro, le prêt avance rénovation, certaines aides locales et la TVA à 5,5 % peuvent compléter MaPrimeRénov’ sous conditions. Les CEE sont cumulables avec le parcours par geste, tandis qu’ils sont intégrés automatiquement dans le calcul de la rénovation d’ampleur.